Taf s’en est allé

  • 11 octobre 2018

Hommage à Firmin, mon ami, mon frère d’armes ; hommage à ta fantaisie, à ta révolte.

 

Firmin, Taf, Super Taf, mon ami – mais aussi le père, le frère, et celui qui ne laissait personne indifférent – est parti. Pas bien loin puisque aussi bien un jour ou l’autre nous le rejoindrons.

Sacrée vie qui nous rejoint tous à la fin comme un troupeau qui rentre à la bergerie.

Tu n’aimais pas en faire partie toi, Taf, le révolté, la flamme, l’électron libre du village, de ce troupeau. Tu ne faisais rien comme les autres, comme les vrais artistes. C’est sûr que comme eux, tu n’étais pas compris de tous.

Tu t’es battu une dernière fois avec toutes les qualités qu’on te connaît ; mais là on le sait, on a beau faire, on n’y échappe pas.

Pourtant, même là tu nous as étonnés : quelques jours avant la fin, tu as fait le tour des places où tu aimais aller pour retrouver les gens que tu connaissais et leur dire au revoir. Une forme d’amour mais aussi de politesse. Si ça pouvait clouer le bec à ceux qui n’ont jamais vu en toi que le côté rustre de ta personnalité.

Et c’est pour ça qu’aujourd’hui on est si nombreux à venir te rendre hommage. Avec ta grande gueule, tu cachais un cœur gros comme ça. Merci Firmin, mais tu vas vraiment manquer aux terrasses.

 

Gérard

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